L'âme des ancêtres m'enlace
Où êtes-vous ?
Pyramidion sans sa pyramide,
Je divague en fou
Sans passé connu,
La force vitale seule m'emporte.
vendredi 9 décembre 2011
mercredi 30 novembre 2011
Procrastination
Savoir, tout savoir,
Savoir le du,
Savoir l'obligatoire,
Savoir l'ardu:
Écrire ces quelques vers.
Pression.
Tyrannie de l'imparfait, indigne produit de l'acte.
Ne pas faire c'est pour mieux faire en songe.
Demain serait plus propice.
Le non-maintenant.
Et l'oubli, en ultime consolation.
Savoir le du,
Savoir l'obligatoire,
Savoir l'ardu:
Écrire ces quelques vers.
Pression.
Tyrannie de l'imparfait, indigne produit de l'acte.
Ne pas faire c'est pour mieux faire en songe.
Demain serait plus propice.
Le non-maintenant.
Et l'oubli, en ultime consolation.
dimanche 27 novembre 2011
Bien bouffer
Bien bouffer, comme qui dirait:
c'est s'écarteler le bide à le fendre.
Pouffer d'aise, la peau tendue
du ventre rond comme une coco.
Bien bouffer, c'est roter en canaille pour dire "ah je suis bien" !
Et enfin, repu, creuser sa paillasse
d'un cul plus pesant qu'une souche.
c'est s'écarteler le bide à le fendre.
Pouffer d'aise, la peau tendue
du ventre rond comme une coco.
Bien bouffer, c'est roter en canaille pour dire "ah je suis bien" !
Et enfin, repu, creuser sa paillasse
d'un cul plus pesant qu'une souche.
samedi 19 novembre 2011
vendredi 18 novembre 2011
L'Atome
Les bras ouverts, et le corps tendu vers l'astre,
les hommes extatiques priaient.
Depuis quelques siècles,
la peur avait envahi leurs âmes.
À présent, le temps de l'effondrement commençait.
Ça et là, les plus faibles abandonnaient la lutte,
recroquevillés en une masse étonnement petite.
Une vielle femme décharnée pointa du doigt
l'origine de la lumière: l'Atome !
Gémissements brefs et saccadés.
Quelques os craquèrent.
Un rire retentit. Qui osait ?
L'humanité finissait.
les hommes extatiques priaient.
Depuis quelques siècles,
la peur avait envahi leurs âmes.
À présent, le temps de l'effondrement commençait.
Ça et là, les plus faibles abandonnaient la lutte,
recroquevillés en une masse étonnement petite.
Une vielle femme décharnée pointa du doigt
l'origine de la lumière: l'Atome !
Gémissements brefs et saccadés.
Quelques os craquèrent.
Un rire retentit. Qui osait ?
L'humanité finissait.
mardi 11 octobre 2011
Senior Animalis
Tu t'excites tonton,
c'qui t'reste c'est beaucoup de tentations
et quelques tentatives.
Pour quelques humiliations
d'après toi toutes relatives.
Tu t'entêtes, et t'as la trique qui t'gratte.
Forget mec, ta tronche elle est plus trop féérique.
Accepte la spoliation,
et abandonne tes prérogatives.
et abandonne tes prérogatives.
Matins de dérive
Matins de dérive
que la nuit encombre encore.
Aube où le non-révélé m'effiloche.
Filaments ténus qu'enchevêtre le vent.
Instants primitifs, frayeur sauvage
qu'apaise ta hanche douche
sur laquelle je viens poser ma main.
que la nuit encombre encore.
Aube où le non-révélé m'effiloche.
Filaments ténus qu'enchevêtre le vent.
Instants primitifs, frayeur sauvage
qu'apaise ta hanche douche
sur laquelle je viens poser ma main.
jeudi 29 septembre 2011
Un couple
A présent, les persiennes de la chambre bleue étaient clos. Mathias venait de les fermer sous l'oeil suspicieux de la vielle Rosa, dont le regard oblique n'avait de cesse de scruter les faits et gestes de la ruelle.
Filtrant encore, Le soleil de l'après-midi striait la surface mate des voilages de bandes jaunes éclatantes plongeant la pièce dans une atmosphère torride.
Je m'installai nonchalamment sur le bord du vieux lit et lui fit un vague hochement de tête d'encouragement. Il n'eut pas l'air d'en avoir besoin.
Dans la pénombre, son regard se posa sur mon corps et sembla le parcourir quelques instants. Je n'en ressentis aucune gêne. Je remarquai d'emblée la vitesse hallucinante de la montée de son érection. Malgré ses 42 ans, quelques secondes lui suffisait pour annoncer la couleur. Malgré moi, cela me flatta.
Il s'approcha doucement, debout face à moi, presque timidement. Ma respiration se fit haletante, syncopée. Son corps me pressa, je basculai sur les draps bien décidée à m'abandonner à son désir viril. Je sentis ses mains écarter mes genoux. Son membre m'envahit immédiatement, sans ménagement ; me sonda une première fois, presque brutalement, avant de ressortir, puis revint de nouveau, un peu moins fort. J'eus une sensation bizarre, très mécanique, viandesque.
Je posai malgré tout mes mains sur ses reins et accompagnai ses premiers assauts mais je dus vite me résoudre à la navrante constatation que je ne ressentais aucun plaisir. Si ! Peut-être la satisfaction d'être désirée par le mec qui faisait fantasmer toutes les connasses du bled. Il est à moi. IL EST À MOI ! Finalement je laissai tranquillement aller mes divagations à ces quelques considérations rassurantes. Mathias, de son côté, atteignit son rythme alternatif de croisière: 23 coups à la minute.
Quelques secondes plus tard, la chaleur diffuse de son sperme me ramena à la réalité: "c'est terminé ma belle". Mathias beugla plus ou moins. Son visage se détourna du mien. Il ne sembla plus vraiment avoir envie de me regarder. Je ne pus m'empêcher de penser que ce mec ne valait finalement pas mieux que les autres. L'idée d'une vidange promptement menée s'imposa à moi comme une évidence. Et cette envie de lui crier "Ça va mieux Connard, tu te sens plus léger ?".
Allez, Rentre chez toi maintenant. Ta femme va s'inquiéter.
Filtrant encore, Le soleil de l'après-midi striait la surface mate des voilages de bandes jaunes éclatantes plongeant la pièce dans une atmosphère torride.
Je m'installai nonchalamment sur le bord du vieux lit et lui fit un vague hochement de tête d'encouragement. Il n'eut pas l'air d'en avoir besoin.
Dans la pénombre, son regard se posa sur mon corps et sembla le parcourir quelques instants. Je n'en ressentis aucune gêne. Je remarquai d'emblée la vitesse hallucinante de la montée de son érection. Malgré ses 42 ans, quelques secondes lui suffisait pour annoncer la couleur. Malgré moi, cela me flatta.
Il s'approcha doucement, debout face à moi, presque timidement. Ma respiration se fit haletante, syncopée. Son corps me pressa, je basculai sur les draps bien décidée à m'abandonner à son désir viril. Je sentis ses mains écarter mes genoux. Son membre m'envahit immédiatement, sans ménagement ; me sonda une première fois, presque brutalement, avant de ressortir, puis revint de nouveau, un peu moins fort. J'eus une sensation bizarre, très mécanique, viandesque.
Je posai malgré tout mes mains sur ses reins et accompagnai ses premiers assauts mais je dus vite me résoudre à la navrante constatation que je ne ressentais aucun plaisir. Si ! Peut-être la satisfaction d'être désirée par le mec qui faisait fantasmer toutes les connasses du bled. Il est à moi. IL EST À MOI ! Finalement je laissai tranquillement aller mes divagations à ces quelques considérations rassurantes. Mathias, de son côté, atteignit son rythme alternatif de croisière: 23 coups à la minute.
Quelques secondes plus tard, la chaleur diffuse de son sperme me ramena à la réalité: "c'est terminé ma belle". Mathias beugla plus ou moins. Son visage se détourna du mien. Il ne sembla plus vraiment avoir envie de me regarder. Je ne pus m'empêcher de penser que ce mec ne valait finalement pas mieux que les autres. L'idée d'une vidange promptement menée s'imposa à moi comme une évidence. Et cette envie de lui crier "Ça va mieux Connard, tu te sens plus léger ?".
Allez, Rentre chez toi maintenant. Ta femme va s'inquiéter.
lundi 26 septembre 2011
La vie t'accule
Tu répètes, tu radotes comme
un toqué que la vie t'accule,
un toqué que la vie t'accule,
et tu pètes les plombs
et ton matricule.
La masse te mate, t'enchâsse,
t'enserre dans ses tentacules.
Mais tu voudrais qu'on t'lâche la grappe,
t'la péter, fier, faudrait qu'tu tâtes, qu'tu mates et qu't'éjacules,
plus jamais de trahison, plus de calcul,
Aller,
Tire la chasse et nettoie tes testicules.
samedi 24 septembre 2011
Pulsion
Son regard latéral me mate.
Terreur matinée d'amalgames impurs.
Pris de panique,
quelques hormones acides giclent.
Éjaculations haineuses.
Un poing pétrissant volontiers vos faces sèches,
libèrera mon âme d'une image ambiguë.
Enfin apaisé, je fraierai ma vorace progéniture.
Pour finir soulagé dans l'autre boîte crânienne,
où quelques vulves nécrophages
attendent déjà mon fatal retour.
Terreur matinée d'amalgames impurs.
Pris de panique,
quelques hormones acides giclent.
Éjaculations haineuses.
Un poing pétrissant volontiers vos faces sèches,
libèrera mon âme d'une image ambiguë.
Enfin apaisé, je fraierai ma vorace progéniture.
Pour finir soulagé dans l'autre boîte crânienne,
où quelques vulves nécrophages
attendent déjà mon fatal retour.
Chott-el-jerid
Le regard aux cimes arides des Grisons,
portait en lui la fureur des falaises.
Il voulait vivre plus qu'on ne vit;
sentir la glace des hivers,
et brûler sa peau au brasier du Chott-el-Jerid.
Je l'aimais par-delà mes illusions,
comme on boit à la fontaine des songes.
Je croyais en lui comme au combat des bannis.
Et vois maintenant l'ombre des âmes vides,
qui dans son image persistante, déjà engloutit mon destin.
jeudi 15 septembre 2011
Je l'ai vu.
Je l'ai vu semer des prairies de haine.
Je l'ai vu boire aux fontaines sanglantes.
Je l'ai vu fuyant la lueur du jour
et se repaitre de mes nuits de terreur.
Je l'ai humé fumant de chairs qui brûlent.
Je l'ai senti comme une lame qui glisse
avant d'écarteler nos corps perdus;
et ramasser, souriant, nos débris éparpillés.
Je l'ai connu, peu à peu. Bonheur perdu
du temps où j'ignorais qu'il m'emporterait
un jour.
Ma peur, ma seule compagne. Fidèle
entre toutes.
Et j'attends comme vous tous,
mon inéluctable destin.
Je l'ai vu boire aux fontaines sanglantes.
Je l'ai vu fuyant la lueur du jour
et se repaitre de mes nuits de terreur.
Je l'ai humé fumant de chairs qui brûlent.
Je l'ai senti comme une lame qui glisse
avant d'écarteler nos corps perdus;
et ramasser, souriant, nos débris éparpillés.
Je l'ai connu, peu à peu. Bonheur perdu
du temps où j'ignorais qu'il m'emporterait
un jour.
Ma peur, ma seule compagne. Fidèle
entre toutes.
Et j'attends comme vous tous,
mon inéluctable destin.
mardi 13 septembre 2011
Vers le sud
J'aime ces matins frais,
Traverser ce pont sur les voies,
La lumière aveuglante du soleil,
Ces lignes de fuite éclatantes,
Qui emportent mon regard,
Vers le sud, vers ma mère, là-bas.
Traverser ce pont sur les voies,
La lumière aveuglante du soleil,
Ces lignes de fuite éclatantes,
Qui emportent mon regard,
Vers le sud, vers ma mère, là-bas.
Une femme 2.0
J'ai 20 ans.
Je remonte la rue, seule, sûre de ma beauté. La tête droite, le regard au loin. Les hommes me matent, je le devine. Je sens leurs regards gras, leurs longues visées vers mon cul. J'ondule inexorablement mon popotin qui leur dit "tu aimerais y être hein ?". J'adore leur faire monter la sève. Imaginer les décharges nerveuses dans leurs slips. Leurs muscles se crispant comme un marteau-pilon qu'on mets en pression, juste avant de défoncer le bitume.
Bande de crétins !
Qu'est ce que vous imaginez ? Que je vais vous sourire ? Vous encourager ? Et puis une pipe tant qu't'y es tête de noeud !
Mon corps est un temple sacré, Monsieur. Une citadelle imprenable. Seule y pénètrera l'élu. Celui qui aura mérité mon amour. Car il sera différent de vous tous. Un Homme exceptionnel, sa douceur n'aura d'égale que sa délicatesse. Cultivé et plein d'humour. Et beau en plus. Oui très très beau. Toutes les pétasses en seront vertes de jalousie.
Bon, franchement, en voyant le niveau moyen des cons qui m'entourent, je ne suis pas sûre qu'il y en ait un dans le tas qui me mérite. Tant pis pour vous les trouduc car le monde m'appartient. J'ai tout mon temps moi !
J'ai 40 ans.
Je remonte la rue, un homme me regarde, je lui souris. C'est rare. Il est laid mais ça n'a pas trop d'importance. S'il disait oui, je ne dirais pas non. Il ne dit rien. Merde, il est déjà 17 heures. Un saut à l'école pour prendre la petite. J'en ai marre.
J'ai 60 ans.
Je remonte la rue. Personne ne me voit. Des lycéennes rient sous cape en me montrant du doigt. Mon cabas est un peu lourd. Je rentre chez moi. Je m'en fou.
J'ai 80 ans.
Je remonte la rue au bras d'un homme, Jonathan, le travailleur social. Il se fout un peu de ma gueule parfois. Je ris aussi en faisant comme si de rien. Ce serait bien qu'il passe tous les deux jours. Ça me ferait plaisir. Sinon j'ai la télé. C'est bien aussi.
Je remonte la rue, seule, sûre de ma beauté. La tête droite, le regard au loin. Les hommes me matent, je le devine. Je sens leurs regards gras, leurs longues visées vers mon cul. J'ondule inexorablement mon popotin qui leur dit "tu aimerais y être hein ?". J'adore leur faire monter la sève. Imaginer les décharges nerveuses dans leurs slips. Leurs muscles se crispant comme un marteau-pilon qu'on mets en pression, juste avant de défoncer le bitume.
Bande de crétins !
Qu'est ce que vous imaginez ? Que je vais vous sourire ? Vous encourager ? Et puis une pipe tant qu't'y es tête de noeud !
Mon corps est un temple sacré, Monsieur. Une citadelle imprenable. Seule y pénètrera l'élu. Celui qui aura mérité mon amour. Car il sera différent de vous tous. Un Homme exceptionnel, sa douceur n'aura d'égale que sa délicatesse. Cultivé et plein d'humour. Et beau en plus. Oui très très beau. Toutes les pétasses en seront vertes de jalousie.
Bon, franchement, en voyant le niveau moyen des cons qui m'entourent, je ne suis pas sûre qu'il y en ait un dans le tas qui me mérite. Tant pis pour vous les trouduc car le monde m'appartient. J'ai tout mon temps moi !
J'ai 40 ans.
Je remonte la rue, un homme me regarde, je lui souris. C'est rare. Il est laid mais ça n'a pas trop d'importance. S'il disait oui, je ne dirais pas non. Il ne dit rien. Merde, il est déjà 17 heures. Un saut à l'école pour prendre la petite. J'en ai marre.
J'ai 60 ans.
Je remonte la rue. Personne ne me voit. Des lycéennes rient sous cape en me montrant du doigt. Mon cabas est un peu lourd. Je rentre chez moi. Je m'en fou.
J'ai 80 ans.
Je remonte la rue au bras d'un homme, Jonathan, le travailleur social. Il se fout un peu de ma gueule parfois. Je ris aussi en faisant comme si de rien. Ce serait bien qu'il passe tous les deux jours. Ça me ferait plaisir. Sinon j'ai la télé. C'est bien aussi.
Une femme
D'abord il faut une rencontre bien sûr. Mais ça ne suffit pas.
Il faudrait qu'il ne me regarde pas trop. Qu'il n'ait pas l'air de me désirer. Non pas un mec libidineux. Je déteste ça, je ne suis pas de la viande.
Je l'imagine sociable mais distant. Beau oui très beau. Oooh non, il en aurait profiter pour se taper toutes les filles qu'il veut. Un butineur, au-secours !
Il serait donc moyennement beau mais avec du charme. C'est ça: du Charme. Mais que ça ne se voit pas trop non plus parce qu'il en aurait profiter pour se retaper toutes les filles qu'il veut.
Résumons-nous. Il doit être physiquement quelconque, avoir un charme discret, enfin disons pas de charme alors ; c'est plus sûr.
Et puis ce serait bien qu'il ait une situation stable, un peu d'épargne...un PEL serait un plus. Un fonctionnaire peut-être? Pas un businessman qui se tape sa secrétaire. Oui un mec qui bosse aux impôts par exemple.
Je crois que je le tiens mon homme idéal. Un fonctionnaire, célibataire, pas très beau, discret, poli, propre, aimant les sorties nature.
Y a juste un petit problème. Moi ce qui m'excite c'est les truands, tape-à-l'oeil, musclés et gouailleurs. Ceux qui ne te demandent pas si t'as envie ou pas. Mais à quoi ça sert d'être excitée hein ?
Je vais garder mon fonctionnaire.
Il faudrait qu'il ne me regarde pas trop. Qu'il n'ait pas l'air de me désirer. Non pas un mec libidineux. Je déteste ça, je ne suis pas de la viande.
Je l'imagine sociable mais distant. Beau oui très beau. Oooh non, il en aurait profiter pour se taper toutes les filles qu'il veut. Un butineur, au-secours !
Il serait donc moyennement beau mais avec du charme. C'est ça: du Charme. Mais que ça ne se voit pas trop non plus parce qu'il en aurait profiter pour se retaper toutes les filles qu'il veut.
Résumons-nous. Il doit être physiquement quelconque, avoir un charme discret, enfin disons pas de charme alors ; c'est plus sûr.
Et puis ce serait bien qu'il ait une situation stable, un peu d'épargne...un PEL serait un plus. Un fonctionnaire peut-être? Pas un businessman qui se tape sa secrétaire. Oui un mec qui bosse aux impôts par exemple.
Je crois que je le tiens mon homme idéal. Un fonctionnaire, célibataire, pas très beau, discret, poli, propre, aimant les sorties nature.
Y a juste un petit problème. Moi ce qui m'excite c'est les truands, tape-à-l'oeil, musclés et gouailleurs. Ceux qui ne te demandent pas si t'as envie ou pas. Mais à quoi ça sert d'être excitée hein ?
Je vais garder mon fonctionnaire.
lundi 12 septembre 2011
Un homme
D'abord, il faut une possibilité de commencement à toute histoire. Juste une possibilité, un peu plus que rien. Un pétale délicat soufflé par le vent et que tu suis du regard. Mais celui-là est perdu d'avance. Ça n'ira pas plus loin, tu le sais.
Que peux-tu faire. Lui courir après. La suivre pathétiquement dans les rues. Non, tu acceptes déjà ta défaite, tacite, presque rassurante. Au mieux aura t-elle esquissé un vague sourire et te voilà triomphant, rasséréné, comme on récolte un fruit inattendu.
Bref tu es un blaireau comme on en fait plein. Celui qui se croit un peu plus malin que les autres.
Tu craques face à la beauté, mais ton regard n'est qu'un faire-valoir qui la flatte. Tu crois qu'il faut être délicat et subtile. Tu crois décider du moment mais tu subis un peu plus chaque jour. Tu parles d'amour mais tu ne fais plus la différence entre ton désire de pénétration et ton besoin d'aimer, d'être aimé.
Frustré !
Alors tu nourris parfois une vague misogynie, plus ou moins assumée. Parce que tu les détestes autant qu'elles t'attirent. Un "toutes des putes !" qui te soulage. Tu es paumé, tu ne comprends pas où est ton problème, le monde est si compliqué. Tout ce désir, cette envie, cette pression qui te poussent vers tu ne sais où, qui te rendent con.
Tu es un homme. Juste un homme qui voudrait qu'on le suce.
mercredi 7 septembre 2011
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