vendredi 15 mars 2013

Exilé

Ma vie loin de vous est un exil
Du fond de mon être nait un sanglot
Qui presse ma gorge sans jamais jaillir
Rien ne soulage ma peine
Rien n'étouffe mes souvenirs
Vous qui faisiez cette douce chaleur
Êtes secs au fond de mon cœur
Que la mélancolie rend sec et froid
Vous qui n'étiez rien de grand êtes immenses
Vous manquez à mon âme grêle
Et glaciale
Haletant de désespoir et que seule la nuit console
Je vous perdrai sans jamais vous avoir eu
Car rien ne changera demain ni le jour d'après.

lundi 2 juillet 2012

Ma sœur sussure

Ma sœur susurre sur des sujets sensas' (à Lionel s'il est là).
Des sapeurs mal sapés
Quelques calques mal calés
Des styles de sutures bien sus
Certains serre-têtes hors service
Et des serre-visses, avec ou sans tête.
Parfois elle perfore avec son père qui est lui aussi bien costaud.
Ah ma sœur quelle mastard !
Un vrai mastodonte, du genre qui masse les dents.
Celles de devant. Avec du typex ou même des fois sans blanc.
Mais ce que je préfère chez ma sœur…
C'est quand elle ressasse à sœur, pas à elle, à l'autre: "oh la la maintenant ça suffit Sophie". Parce que elle c'est Jean-Paul.

dimanche 1 juillet 2012

Aimer la nonne

Aimer la nonne:
La gêne de l'homme.
Le mélanome:
Génome killer.
Elle met l'anneau
Oui mais à qui ?
Au beau jeune homme !
Mais il ânonne
Jets de mots qu'il
Mêle et nomme
Jeux de domine-mots,
Mélasse informe.
Je hais les maux
Le mal de de dos
Le pas-dodo.
Ma malle à moi
Est pleine de "si"
Si j'avais lu, tu, cru,
L'or zélé des huu-dada
Le miel de l'Yonne
J'les aurais eus.


mercredi 20 juin 2012

Le train

Le train qui me transporte caresse les derniers postes d'aiguillage, engloutis dans la brume claire de juin, souvenir de l'orage d'hier.
Les saules, les charmes, inquiétantes silhouettes, bras grand ouverts, flanqués de buissons incertains, se ruent sur la motrice sifflante.
Odeur âcre de graisse chaude, de freins pulvérisés. Broyant le végétal téméraire.
Bête métallique, au centre de la scène, et cette campagne diminuée, alentours, lentement révélée.
Ces bois d'ombre, ces buissons gaillards où la nuit déposait la rosée, répondent à l'inéluctable oubli de ton dernier baiser.
Il n'en restera rien. Le soleil déjà, par trouées revanchardes, dissipe les ultimes nimbes, complote la touffeur du midi.
Je crois perdre ce qui ne fut pourtant, cicatrice d'une plaie jamais révélée et je divague, en frêle embarcation sur un océan si limpide, sans fond ni épaisseur. Noir, où sombre le train, et mes derniers espoirs.

Le shampoing

Mon voisin me demande du shampoing
T'as pas du qui-mousse mon copain ?
Non j'ai du savon à la place,
du celui qui lave bien le genou,
et qui sent bon le prop'.
Je lui en coupe un coin,
lui met dans la main,
Il se lave bien.
Oh qu'il est beau mon voisin.


mardi 19 juin 2012

Chapibutage

Prendre une part entière de hachis parmentier.
Vendre un lard entier aux chimères alliées.
Chater une blague carambar vraiment à chier.
S'entendre sur l'art et la manière
d'échanger son bazar contre un mâchicoulis.
Débaucher un chinchilla en susurrant des psaumes.
Chercher le pi sans broncher.
Reluquer une charrette génétiquement
modifiée.
Charmer un malek de pisée.
Et pi zut !

L'affaire du défunt

L'affaire du défunt,
Par de-là sa fin,
Quel but enfantin !
Retrouver un instant
l'indu parfum du vin bu
et la faim des débuts.